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Crowdculture

Crowdculture

Nom du projet : Crowdculture
Type de projet : Plateforme de financement participatif réservée aux projets culturels (télévision, jeux vidéo, projets numériques et interactifs)
Firme associée au développement : Fabel Kommunikation
Partenaires financiers : The Foundation of Innovative Culture (une branche du portfolio de financement de la Ville de Stockholm) et Vinnova (l’agence suédoise pour l’innovation)
Pays : Suède
Date du lancement : 2011, toujours en activité
Provenance du financement : Plusieurs fonds régionaux suédois (9 sur un total de 21) investissent à titre de « membres institutionnels » à hauteur de 1 à 5 % de leur budget culturel alors que des particuliers peuvent avancer des fonds privés.
Projets ayant obtenu un financement : 153
Financement accordé par projet : entre SEK 10 000 (1 500 $) et SEK 45 000 (7 000 $)
Frais d’inscription : Pour inscrire ses projets sur la plateforme, le créateur doit payer l’équivalent de 7,60 $ par mois. Les personnes qui souhaitent contribuer à une campagne de financement peuvent verser leur don à un projet sans engagement supplémentaire ou encore s’abonner à la plateforme pour la somme de 7,60 $ par mois. L’abonnement permet de gérer ses dons, c’est-à-dire de les verser de manière périodique à un projet ou encore d’appuyer simultanément plusieurs campagnes sur la plateforme.

Comment sont financés les projets sur Crowdculture

Au moment de l’inscription de son projet, le créateur doit fixer objectif précis, c’est-à-dire un montant d’argent à amasser à l’intérieur d’un délai maximal de 120 jours. Comme dans beaucoup de plateformes de financement participatif, le projet doit atteindre son objectif pour accéder aux fonds récoltés. Lorsqu’un créateur n’arrive pas à atteindre son objectif, l’argent amassé est redistribué à d’autres projets culturels de Crowdculture.

Le coup de génie de la plateforme suédoise réside dans l’ingénieuse combinaison de fonds de particuliers et de fonds institutionnels. D’un côté, elle offre la possibilité à tous de financer le projet de leur choix par donations privées. De l’autre, elle est un portail de redistribution de fonds publics provenant de budgets culturels régionaux, alloués selon un système de votation favorisant les projets ayant obtenu la plus grande faveur du public.

Chaque fonds peut déterminer ses propres critères pour qu’un projet se qualifie pour son enveloppe. Il peut choisir une région géographique il désire apporter son soutien à la production culturelle ou encore un format ou un type de contenu (par exemple, les projets de documentaires qui abordent des thématiques liées à l’environnement). Le créateur utilise les mêmes critères que les fonds lorsqu’il inscrit son projet sur Crowdculture. Ainsi, basée sur ces critères communs, la plateforme associe des projets à des fonds.

Une entreprise ou un particulier peut faire démarrer un fonds d’investissement privé alimenté par sa propre contribution et nourri par celle d’autres partenaires de son choix. Ces particuliers doivent également déterminer des critères pour sélectionner les projets admissibles à leur fonds.

Les créateurs bénéficient d’une flexibilité quant aux avenues de financement permises dans leur projet. Ils peuvent choisir de refuser le financement provenant de fonds publics et n’accepter que des donations provenant du grand public.

L’octroi des fonds publics

Le grand public peut voter pour ses projets favoris et/ou faire un don direct. Ce processus octroie un coefficient de popularité pondéré selon la taille du budget de chaque projet. Des fonds publics sont ensuite investis dans les projets qui ont rempli leur objectif de financement dans un effort combiné d’investissements privés et de votes du grand public.

Le succès d’un projet sur Crowdculture répond en tous points aux principes du financement participatif : au final, ce sont les projets qui ont réussi à atteindre leur objectif au terme de la période maximale de 120 jours qui accèdent aux sommes allouées par le grand public et les fonds d’investissement.

Crowdculture est un hybride qui permet le financement de projets culturels à la carte en jumelant les sources de financement et en les soumettant au jugement des membres.

Une plateforme 100 % culturelle

Les conditions de la plateforme précisent que les projets soumis doivent faire partie d’un concept qui va au-delà de la notoriété de son créateur, dans une volonté de dépasser les frontières de la promotion d’un talent personnel au service d’une stratégie plus large de rayonnement culturel. Crowdculture s’est donc rapidement inscrite comme une plateforme de choix pour les projets de créateurs de contenu.

Un nouveau modèle pour le développement culturel régional

Crowdculture est une façon unique de penser le financement des plus petites industries culturelles en donnant l’occasion de lier les volontés du grand public au financement national accordé aux projets culturels. De plus, en permettant aux membres de développer leurs propres fonds d’investissement, Crowdculture se positionne aussi comme une nouvelle forme de philanthropie ou de mécénat culturel.

Les chiffres officiels montrent que la moitié des 400 projets soumis y ont trouvé du financement, ce qui a assuré à la relève une vitrine pour faire connaître ses talents et accéder à des fonds difficiles à obtenir pour ses premières créations.